La mode éthique pour une consommation responsable

Convaincue par la mode éthique et son urgente nécessité, je vous aide à créer votre garde-robe responsable.

Pour bien commencer, ce premier chapitre vous présente pourquoi privilégier des articles de mode écologiques et équitables. Vous y trouverez une liste de solutions que je développerai au fil du temps.

harmonie et élégance riment avec mode éthique

Parce que :

La beauté d’une personne va au-delà de son physique. 🌼 

L’élégance est un ensemble, une attitude respectueuse envers tout ce qui nous entoure. 🌳

L’harmonie est au cœur de tout. Sans elle, il n’y a ni élégance, ni beauté. 🌈

La mode responsable

La mode responsable renvoie à la responsabilité du consommateur dans ses achats vestimentaires et ses impacts écologiques, sociaux, économiques et sanitaires.

C’est la mode respectueuse de l’environnement et des conditions sociales de la main d’oeuvre, mais aussi bénéfique pour l’économie (une production proche géographiquement), bonne pour notre santé et donc positive pour la société.

La mode éthique

La mode éthique était initialement tournée vers le commerce équitable.

Dans le langage courant d’aujourd’hui, elle a élargi son champ d’action : la mode éthique englobe la mode équitable, écologique, recyclée, durable et locale. 

La mode éthique est maintenant synonyme de mode responsable.

Choisissez le terme qui vous convient. Dans cet article, j’utilise plus le terme de « mode éthique ». Il permet de ne pas répéter le mot responsable quand j’utilise le terme « consommation responsable ». 

Ligne pointillée séparatrice

Nous ne pouvons plus ignorer que notre consommation a un impact important sur notre environnement qu’il soit écologique, social, économique ou sanitaire. Nos achats ont de sérieuses conséquences sur notre planète et notre bien-être à tous.

Petit à petit, les consciences s’éveillent formant une vague verte. Elle déferle partout depuis quelques années et ne cesse de grandir. Effet de mode ? Coup marketing ? Une chose est sûre, ce courant a vraiment du bon, du très bon. Et il est fait pour durer. Par nécessité pour sauver notre merveilleuse planète et nous avec.

Ce premier article sur la mode éthique fera certainement écho à plusieurs d’entre vous, en sensibilisera certains ou en informera simplement d’autres. Ce que j’écris ici n’est pas nouveau, mais il est de mon devoir, en tant que professionnelle de l’image travaillant avec les vêtements et les accessoires de mode, de faire le point sur cette industrie devenue dangereuse écologiquement, socialement et sanitairement.

Les éclairages que je vous donne ici et dans mes séances de conseil en image sont dorénavant colorés d’un vert franc, par conviction et passion, mes principaux moteurs de fonctionnement.

La course au moins cher et à l’accumulation

Notre époque est symbolisée par une consommation de plus en plus effrénée. On veut plus, toujours plus et moins cher. On stocke nos objets comme des trophées puis on les délaisse.

Crédit photo : Antoine Repesse

Et cela est encore plus vrai dans notre dressing. Nous sommes dans l’ère du zapping : « j’acquiers aujourd’hui, j’oublie et je jette le lendemain… » (et malheureusement les vêtements ne sont pas les seuls concernés par ce comportement).

Selon l’INSEE, en 2006, les ménages français ont dépensé 39 milliards d’euros en articles d’habillement et 8 milliards en chaussures, soit 47 milliards au total. 

Selon Planetoscope-Consoglobe, 85% de ces derniers finissent dans nos poubelles…

Surconsommation de vêtements - mode éthique

Résultat ? Les armoires débordent, le cerveau sature lui aussi et l’insatisfaction s’installe. Le porte-monnaie diminue et pousse à trouver des articles de mode encore moins chers pour compenser un vide intérieur qui ne fait que grandir. On y est, la roue perverse de la surconsommation est en marche.

Le problème c’est que ça ne s’arrête pas qu’à notre bien-être personnel. Ce comportement de masse a un impact catastrophique sur la planète, les animaux et tous les êtres humains.

Les dangers de l’industrie de la mode 

Les conséquences de notre surconsommation de vêtements et d’accessoires sont désastreuses pour la planète et ses habitants.

IMPACT ECOLOGIQUE

Vous le savez peut-être déjà, l’industrie de la mode est la deuxième industrie la plus polluante au monde après celle du pétrole. Qui dit mode, dit textile, cuir et autres matières. Les industries du textile et du cuir exploitent trop les ressources de notre belle planète et elles y déversent une quantité de produits toxiques effrayante.

La production de ces matières est majoritairement réalisée dans les pays en voie de développement où les normes environnementales, humaines et sanitaires sont faibles. Leur fabrication pour concevoir nos articles de mode met en danger la planète et ses habitants.

Les matières

Tout commence par le premier maillon de la chaîne de production, autrement dit l’exploitation de la matière première.

Les matières naturelles

  • Le coton : c’est la matière vedette de notre dressing et la première à être pointée du doigt. Elle remporte la palme de la fibre la plus polluante au monde. Tout d’abord, le coton est très gourmand en eau : pour produire 1 kg de fibres de coton, l’irrigation requiert entre 6 000 et 27 000 litres d’eau (selon le Water Footprint Network) ! Mais ce n’est pas tout, principalement cultivé dans des pays aux normes environnementales faibles voire nulles, il demande beaucoup d’engrais et il est arrosé de puissants pesticides. Devenu toxique, il contamine les sols et tous ceux qui le manipulent, les cultivateurs, la main d’œuvre qui le coupe et l’assemble et nous qui l’achetons et le portons. Voilà pourquoi nous devons privilégier le coton biologique qui permet, entre autres, de réduire l’impact considérable de sa production traditionnelle sur l’environnement.

 

« Le saviez-vous ? La production d’un seul jean nécessite environ 5000 litres d’eau (certaines sources affichent jusqu’à 11000 litres !), des pesticides, des colorants, de puissants détergents. Et pour l’amener chez nous, il parcourt bien souvent des milliers voire des millions de kilomètres. On peut le dire, le jean c’est pas clean. »

  • Les laines (mouton, agneau, mérinos) : elles durent dans le temps et sont efficaces pour tenir chaud. Privilégiez les laines vierges d’une bien meilleure qualité. Hélas, certains éleveurs traitent mal les animaux. Il est indispensable d’avoir une garantie sur leur bon traitement quand on achète ces matières.
  • Le cachemire : matière noble, chaude et ultra douce provenant des poils de chèvres (du Cachemire – Inde et du Tibet – Chine). On en trouve de plus en plus et de moins bonne qualité. Les chèvres sont normalement élevées sur les hauts plateaux ce qui leur confère des poils plus épais car elles ont plus froids. C’est ce qui donne le cachemire de bonne qualité. Mais pour répondre à la forte demande à bas prix, on laisse les chèvres dans les plaines. Elles dévorent ainsi tout sur leur passage appauvrissant les sols.
  • Le cuir : on le sait tous, l’exploitation des veaux, vaches, agneaux et moutons pollue énormément. Les élevages intensifs émettent des gaz à effet de serre et ont un mauvais impact sur les sols et l’eau.

D’un point de vue éthique, les conditions d’élevage de masse de ces animaux sont mauvaises voire abominables. Je ne m’étendrai pas sur ce sujet tant il est délicat. De plus, je n’ai pas assez d’éléments qui me permettent d’en parler avec justesse. Ce que je réclame en tant que consommatrice, c’est une vraie transparence sur nos achats à tous les niveaux de la chaîne de production et qu’aucun mauvais traitement ne soit fait aux animaux. 

Les matières chimiques

Viscose ou rayonne - mode éthique

On trouve deux grandes catégories de matières chimiques : les artificielles et les synthétiques.

  • Les matières artificielles : ce sont des matières naturelles transformées chimiquement et qui n’ont plus rien de naturel. La cellulose des végétaux permet de fabriquer la viscose. Mais les transformations de ces fibres naturelles se réalisent avec des méthodes polluantes soufrées (dissolution dans de la soude caustique et précipitation avec de l’acide sulfurique). La viscose de bambou en est un parfait exemple alors que ce végétal est écologique (croissance ultra rapide consommant beaucoup de CO2, moins gourmand en eau que le coton, se cultive sans engrais ni pesticides). Sa transformation chimique pour devenir viscose lui enlève tous ses avantages. Donc soyons vigilants quand on nous vend du « bambou » : est-il 100% bambou, un mélange ou dérivé ? La rayonne (ou soie artificielle) est réalisée avec des fils de viscose (filés de filaments). C’est également le cas de la fibranne (filée de fibres), du Cupro et du modal.

Le saviez-vous ? Le Lyocell est une viscose fabriquée de façon écologique. Nous en reparlerons dans un prochain article dédié aux matières à privilégier.

  • Les matières synthétiques : elles sont obtenues en majorité par transformation d’hydrocarbures. Elles sont très polluantes et donc à éviter. Parmi les plus connues : le polyester, le polyamide (nylon), l’acrylique, l’acétate, l’élasthanne (Spandex, Lycra).

La teinture et autres traitements

  • Les teintures chimiques traditionnellement utilisées pour colorer les matières de nos vêtements sont imprégnées de métaux lourds. Non seulement elles consomment énormément d’eau en la polluant, mais elles peuvent être irritantes et entraîner des allergies. L’alternative est la teinture végétale.
  • Le tannage est la méthode utilisée pour transformer une peau brute en cuir. Il est polluant car utilise des sels de chrome qui sont néfastes pour l’environnement utilisés en fortes concentrations. Ils peuvent aussi provoquer des allergies. Il existe aujourd’hui le tannage végétal qui respecte l’environnement. Encore faut-il qu’il soit 100% végétal pour que le cuir ne contienne aucun résidu toxique.
  • La majorité des autres traitements permettent d’améliorer les capacités techniques des matières et de rendre nos vêtements plus performants. Ils sont principalement à bases de résines synthétiques (formaldéhyde), de soude caustique, de résines fluorées ou autres substances polluantes et irritantes.

Consoglobe annonce :

« Selon la Banque mondiale, l’industrie textile est responsable de 17 à 20% de la pollution de l’eau dans le monde. Les teintures textiles consomment 10 950 000 000 litres d’eau chaque jour. »

Des chiffres qui donnent le tournis…

Pollution des eaux par les usines textiles à Savar au Bangladesh - mode éthique

A Savar, au Bangladesh, les usines déversent leurs eaux usées dans le canal. La plupart sont des usines de vêtements et de teinture textile et cuir qui exportent des vêtements en Europe et aux Etats-Unis. © photo : Khaled Hasan pour « The New York Times »

Tannerie à Dhaka, au Bangladesh - mode éthique

Un ouvrier portant des bottes pour se protéger des eaux usées contenant des produits toxiques pendant le traitement des peaux. Tannerie à Dhaka (Hazaribagh), Bangladesh. © photo : Raa Jonathan – Getty Images

IMPACT SOCIAL

L’industrie de la mode est aussi responsable de l’insécurité et de la détérioration de la qualité de travail de millions de travailleurs, dont une majorité d’enfants et de femmes.

La culture de certaines matières exploitent de nombreuses personnes. C’est le cas du coton (encore lui…). Les conditions de travail pour sa récolte sont bien souvent très peu respectueuses des travailleurs pour ne pas dire inhumaines bien souvent.

Effondrement du Rana Plaza - photo : Rashed Shumon

Des étiquettes de marques trouvées dans les débris du Rana Plaza – © photo : Rashed Shumon

Souvenez-vous de cette catastrophe survenue au Bangladesh, le 24 avril 2013. 1133 travailleurs d’ateliers de confection ont perdu la vie et 2500 ont été blessés dans l’effondrement de l’immeuble du tristement célèbre Rana Plaza. Le bâtiment mal construit était destiné à la production de vêtements de grandes marques occidentales. Cette tragédie a franchement ouvert nos yeux sur les sombres dessous de l’industrie de la mode.

Sous la pression de nombreuses associations et collectifs (cf. mon dernier chapitre), les enseignes doivent maintenant répondre aux problèmes soulevés car leur réputation est en jeu. 

Nous pouvons demander plus de transparence avec la « Fashion Revolution » qui aura lieu du 24 au 30 avril !

Cette courte vidéo dénonce les conditions de travail déplorables et l’emploi de jeunes mineurs pour de célèbres marques de mode.

« Je n’étais pas préparé à cette réalité, ou du moins à son ampleur. J’ai trouvé un sous-sol d’atelier presque entièrement rempli d’enfants qui ne devaient pas avoir plus de sept ou huit ans », explique Darragh MacIntyre.

Lien : L’Obs – « 12 heures de travail chaque jour pour un euro. Les images prises en caméra cachée par le journaliste Darragh MacIntyre font froid dans le dos. « 

Mais incriminer uniquement ces chaînes serait trop facile. Si elles existent, c’est bien parce que des gens achètent leurs produits. Le consommateur participe lui-même au développement et à la croissance de ces enseignes peu scrupuleuses.

La solution viendra de nous et de notre comportement d’achat.

Calculons le vrai coût des vêtements en prenant en compte l’aspect humain. Quand vous achetez un article de mode, vous demandez-vous comment est réparti son prix de vente ? Une image vaut mille mots, alors voici un graphique clair à comprendre qui m’épargne une tonne d’explications. Merci, Le Figaro.

 

Statistiques des coûts sur toute la chaîne de production d’un tee-shirt produit au Bangladesh

Certaines statistiques annoncent une part du salarié encore plus faible.

En conclusion, la plupart des habits affichent des prix bien en-dessous leur véritable coût.

Posons-nous les bonnes questions quand nous achetons un pantalon ou une robe à bas prix : quel maillon de la chaîne va en pâtir ? Le travailleur, le fabricant, le revendeur ou la planète ? Une attitude responsable et respectueuse est de ne pas consommer ces produits et ainsi de ne pas contribuer à ces abus catastrophiques.

Achetons avec plus de conscience.

Isabelle Quéhé, fondatrice de l’Ethical Fashion Show, disait en 2006 concernant les produits de mode éthique : « Les salaires sont bien supérieurs à ceux pratiqués dans le pays et ils bénéficient généralement d’avantages sociaux qu’ils n’ont pas sur place, comme l’accès aux assurances. En fonction de l’entreprise, les privilèges peuvent être plus ou moins nombreux et variés tels que l’octroi de meilleurs logements, la création d’écoles… » (Le Journal des Femmes – mars 2006)

IMPACT SUR LA SANTE

Avez-vous déjà senti vos habits quand ils sont neufs ? Ces odeurs sont particulièrement intenses chez les grandes enseignes. Parfois, on n’a même pas besoin de mettre le nez dessus, tant les matières sont imbibées de puissants produits chimiques.

Parmi eux, on trouve entre autres des perturbateurs endocriniens, comme les nonylphénols, les phtalates ou encore les PFC (perfluorocarbures ou hydrocarbures perfluorés).
Si les articles de mode sont réalisés à partir de matières toxiques, pouvez-vous imaginer ce qu’ils laissent sur votre peau ? En portant régulièrement ces vêtements et accessoires remplis de substances chimiques nocives, nous nous exposons à des risques comme des allergies, des dérèglements hormonaux, des cancers, des malformations congénitales, etc.

Campagne "Detox" de Greenpeace en 2012

La campagne Greenpeace en 2012 pour dénoncer les dangers de l’industrie textile et lutter contre la mode toxique des grandes enseignes passées au crible (ici, contre Zara)

Les matières synthétiques (cf. plus haut) dérivées de la pétrochimie sont mauvaises pour notre corps. Mais ce n’est pas parce que vous optez pour des matières naturelles qu’elles sont bonnes pour votre santé et celle de vos enfants. La preuve avec le coton et les pesticides utilisés pour le cultiver et les traitements que des matières naturelles peuvent subir pour augmenter leurs performances.

Les vêtements biologiques sont la solution quand on veut éviter d’être exposé à cette pollution chimique. On en trouve encore trop peu sur le marché, mais la demande et leur production augmentent. Choisissez des textiles bio et éco labellisés. Nous en reparlerons dans un prochain article.

L’entretien de nos textiles fait des ravages

L’entretien des vêtements participe énormément à la pollution et à la consommation d’énergie. L’impact de nos vêtements sur l’environnement provient en grande majorité de la manière dont on les lave et les sèche (ce comportement pèse 25% dans l’empreinte carbone des vêtements!).

séchage du linge - mode éthique

Notre obsession pour l’hygiène nous pousse à trop laver nos vêtements. Les lave-linges, gourmands en eau et en énergie, sont la première cause. Si à cela on ajoute une lessive classique bourrée de produits toxiques, imaginez les conséquences. Et que dire des sèche-linges qui non seulement consomment énormément d’électricité mais fragilisent prématurément les textiles (avez-vous remarqué toutes ces boules de fibres qui restent dans le filtre et autres recoins ?).

De plus, nous ne savons pas prendre soin de nos habits. Nous les lavons n’importe comment sans lire les étiquettes ou dans la précipitation. Résultats ? Des tops rétrécis et abîmés par un lavage trop chaud ou essorés trop forts. De la lingerie teinte par accident par une mauvaise association de couleurs. Des pulls abîmés par un lavage en machine non approprié. La liste de ces articles à la fin de vie prématurée est longue.

Enfin, nous ne prenons plus le temps de détacher et réparer nos habits, nos chaussures, nos accessoires. Par conséquent, ils restent dormir dans un coin ou sont prématurément remplacés. Des petits gestes (couture, cirage, cordonnier, teinture végétale, etc…) pourraient nous permettent d’étirer leur durée dans le temps.

Une manière de consommer à l’inverse de nos envies profondes

Pourtant, nous cherchons tous à vivre mieux, à nous sentir bien dans notre corps et notre tête. En quête de bien-être, nous aimons prendre soin de nous. C’est d’ailleurs ce que notre cerveau recherche en permanence : éprouver un sentiment de joie et donc de mieux être. On cherche cet équilibre dans la nourriture, le sommeil, les sentiments, les activités personnelles et professionnelles.

On assiste aujourd’hui à un double courant : la fast life et la slow life (traduction littérale : vie rapide / vie lente). Ceux qui courent et zappent et ceux qui prennent le temps et savourent. Ceux qui veulent toujours plus et ceux qui recherchent l’essentiel. Cette deuxième tendance est celle qui apporte le plus de satisfaction dans le temps et nous permet de vivre sereinement.

 

4 femmes sautant devant la mer epxrimant la confiance en soi

 

Nous aspirons tous à un bien-être personnel qui passe forcément par un bien-être collectif pour se sentir en forme et en sécurité dans notre environnement. Il est donc totalement illogique de ne pas se soucier des conséquences de nos actes sur tout ce et ceux qui nous entourent.

Si vous cherchez à vivre plus en harmonie avec vous-mêmes et ce qui vous entoure, vous êtes certainement en quête de gestes plus responsables, mieux réfléchis. Vous avez peut-être déjà choisi de vous alimenter plus sainement, adopté une activité régulière pour délasser et renforcer votre corps et votre esprit ou toute autre action qui vous amène vers plus d’accord et de sérénité.

Pour être cohérents dans votre démarche ou tout simplement parce que vous n’avez plus envie de contribuer à cette folie destructrice, vous souhaitez adopter une mode responsable, choisir une mode éthique ? Bravo ! Mais comment vous créer une garde-robe responsable ?

Mes conseils en mode éthique et en gestes écoresponsables

Comment agir pour consommer de façon plus raisonnée et réfléchie, en réduisant notre impact sur l’environnement ? Comment faire pour s’y retrouver dans cette jungle des belles promesses et des beaux discours sans tomber dans le « greenwashing » (discours faux ou trompeur sur les qualités écologiques d’un produit. Certaines marques sans scrupules l’utilisent pour attirer les consommateurs et augmenter leurs ventes) ?

Voici une liste non exhaustive des actions que nous pouvons mettre en place. Je les développe en détails dans mes séances et les aborderai également dans de prochains articles :

  • Achetez moins en privilégiant vos réels besoins, ce qui signifie avoir une bonne connaissance de soi, de sa morphologie, de ses meilleures couleurs, de son style vestimentaire, de son mode de vie, etc. Le conseil en image est  le service adéquat pour vous y aider. Ainsi vous achèterez moins et mieux.
  • Choisissez des articles de qualité pour qu’ils durent dans le temps.
  • Décryptez les étiquettes, scrutez les tissus, vérifiez tous les détails, en particulier les coutures.
  • Bannissez les articles de mode neufs à très bas prix.
  • Évitez les grandes enseignes.
  • Entretenez bien vos vêtements pour les faire durer.
  • Utilisez des lessives écologiques et lavez moins souvent vos vêtements (tout en restant propres, si, si, c’est possible!)
  • Choisissez un pressing écologique, si vous devez aller au pressing.
  • Offrez une seconde vie à vos habits en les customisant, en les réparant, etc.
  • Achetez dans des boutiques de seconde main, des friperies, etc.
  • Participez à des vide-dressings ou des swap-parties (échanges) entre amis.
  • Privilégiez le commerce équitable, les marques responsables, la mode éthique, les matières et produits biologiques labellisés.
  • Achetez auprès des créateurs dont le savoir-faire est de qualité tout comme leurs valeurs, et quand c’est le cas, de les choisir proches de chez vous, made in France.

Méfiez-vous de cette nouvelle vague du Made in France à toutes les sauces. Sous des étiquettes tricolores peut se cacher une arnaque marketing pour vendre encore et toujours plus sous notre beau drapeau français (c’est déjà le cas avec le bio et l’éco et les nombreuses dénominations non labellisées). Oui, en France, nous avons un magnifique savoir-faire, mais encore faut-il le préserver et ne pas le galvauder sous peine de voir s’affaiblir notre légitimité.

Envie de commencer tout de suite ? Lisez mes articles de blog pédagogiques qui vous guident vers une meilleure connaissance des vêtements qui vous correspondent  :

Accompagnement shopping chez Ekyog - mode éthique

Mes conseils ont toujours été orientés vers une consommation raisonnable et des marques de qualité proposant des vêtements faits pour durer. Je vous accompagne pour valoriser votre image dans une démarche éthique. Vous aurez des solutions concrètes et personnalisées et partirez à la découVerte de la mode éthique.

La complexité du secteur de la mode

Vouloir changer ses habitudes en matière de mode, c’est une excellente chose, mais avouons-le, c’est loin d’être simple. Dès lors que l’on souhaite trouver des informations fiables, tout se complique. Il y a un manque de transparence sur ce qu’on achète.

Un article ne mentionne pas « attention, j’ai été fabriqué par des enfants sous exploités, j’ai pollué la rivière voisine et je contiens des perturbateurs endocriniens mauvais pour vous. » Parfois le produit en question est même magnifique, noble et doux au toucher. Une petite merveille à porter alors qu’il est hideux dans sa fabrication.

Voilà quelques questions qui nous permettraient de mieux faire nos choix :

  • D’où proviennent les matières, les textiles ?
  • Par qui ont-ils été fabriqués et dans quelles conditions ?
  • Quels procédés ont été utilisés pour leur teinture et leur traitement ?
  • Leur moyen de transport pour les faire parvenir jusqu’à nous est-il écologique ?
  • Etc.

Ces questions bien souvent sans réponses peuvent nous décourager et nous pousser à reprendre nos vieilles habitudes. Consommer de manière plus responsable peut vite devenir contraignant. C’est tellement plus simple quand on achète sans se soucier de rien ! On prend ci et ça, là ou ici, juste parce que ça nous plaît. La légèreté, la facilité, l’insouciance et puis « c’est bon parfois un peu de simplicité dans ce monde si complexe ! »  C’est tellement tentant de retomber dans ce mode de consommation.

Mais quand on a compris l’enjeu, on ne peut plus reculer. Impossible. 

Quand on a commencé à acheter avec réflexion, quand on a de l’estime pour soi, qu’on aime la planète et que l’on est respectueux des autres, on ne peut pas continuer à consommer n’importe comment. Il est temps de sortir de son confort et d’agir puisque les fabricants ne le font pas pour nous.

« There is no beauty in the finest cloth if it makes hunger and unhapiness. » Ghandi

« Le meilleur tissu ne peut être beau s’il mène à la faim et au chagrin. » Ghandi

Il existe des personnes qui y dédient leur journée et en ont fait un mode de vie par passion et conviction. Je pense, entre autres, à trois amies et collègues, trois merveilleuses femmes engagées qui m’inspirent et me sont chères : Delphine, Ilia et Orélie. Elles agissent concrètement et authentiquement pour un monde meilleur, plus juste et plus sain. 

Il existe des associations qui nous informent et nous aident dans notre démarche responsable. C’est auprès d’elles que nous pouvons apprendre, répondre à toutes ces questions ou trouver des pistes pour trouver des solutions.

Des associations engagées pour nous guider

Elles ont pour but de :

  • Nous aider à y voir plus clair dans l’industrie textile,
  • Mieux comprendre le circuit de production des vêtements,
  • Nous expliquer la mode éthique, responsable, durable, locale, recyclée…
  • Nous aider à agir plus facilement et efficacement pour une consommation responsable.

Elles poussent les fabricants et les consommateurs à avancer dans le bon sens avec des actions concrètes.
En voici quatre grandes qui lancent des actions fortes pour faire bouger positivement les choses :

 

LA FASHION REVOLUTION 

(Page française)

L'association "Fashion Revolution" - Who made my clothes? - mode éthiqueDu 24 au 30 avril 2017, Fashion Revolution organise en événement collectif fort. Il nous permet à nous, consommateurs, de demander en masse à nos marques favorites « Qui a fabriqué mes vêtements ? » (« Who made my clothes ? »). L’objectif de cette campagne est d’obtenir plus de transparence sur la chaîne de production de leurs articles de mode et de les sensibiliser sur les conditions de travail et le salaire de leur main d’œuvre. Le 24 avril ayant été choisi pour commémorer le dramatique accident de l’usine textile du Rana Plaza survenu ce même jour en 2013.

Si vous parlez anglais, je vous conseille de télécharger leur brochure informative claire et pédagogique remplie d’informations utiles !

Inscription ici

 

GREENPEACE

Campagne Detox de Greenpeace en 2016 - mode éthique

 

Greenpeace a lancé il y a 5 ans le «Défi Détox» dédié aux grandes enseignes : « Le monde de la mode ne doit pas se défiler ». Greenpeace leur demande de s’engager à cesser d’utiliser et de rejeter des substances toxiques tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement d’ici au 1er janvier 2020.
La vidéo

ETHIQUE SUR L’ETIQUETTE

logo Collectif Ethique Sur l'EtiquetteLe Collectif ESE cherche à promouvoir l’émergence de nouveaux comportements économiques pour un meilleur respect des droits économiques et sociaux fondamentaux au travail dans les pays du Sud.

Depuis sa création, le Collectif demande aux entreprises présentes en France et aux grandes marques françaises et internationales de veiller aux conditions de production des marchandises qu’elles commercialisent, de garantir que leurs pratiques d’achat favorisent le progrès social chez leurs fournisseurs et sous-traitants en y associant les syndicats, les ONG, les mouvements de consommateurs, les représentants des pouvoirs publics etc.

L’action du collectif se concentre sur les secteurs à forte intensité de main d’œuvre, comme le textile, les jouets ou les articles de sport.

 

 

CLEAN CLOTHES CAMPAIGN

Logo Clean Clothes CampaignLe collectif Clean Clothes Campaign appelle les grandes marques à prendre des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail des ouvriers dans leurs usines. Il sensibilise les consommateurs et les incitent à prendre part à des campagnes ou à signer des pétitions pour lutter contre les abus.

Ligne pointillée séparatrice

Vous l’avez compris, pour mieux acheter et consommer responsable, nous devons nous poser les bonnes questions. Réfléchissons avant de sortir notre portefeuille ! Soyons curieux et exigeants en défendant les belles valeurs que nous chérissons tous : respect, égalité et harmonie.

Ensemble, nous avons plus de poids. Nous avons le pouvoir de changer les choses positivement car toutes nos actions, aussi petites soient-elles, ont un impact. Et à commencer par notre propre regard dans le miroir. Nos actions nous définissent, alors soyons élégants, soyons beaux dans l’harmonie de tout ce qui nous entoure!

Souvenez-vous que si une marque est prospère, c’est grâce à ceux qui achètent ses produits. Vous n’avez plus envie de participer à ce monstrueux processus de la surconsommation ? Bonne nouvelle, vous pouvez arrêter dès maintenant ! Ça vous paraît compliqué et long à mettre en place ? Commencez par des gestes simples, des actions faciles à répéter régulièrement, ce sera un bon début. Des personnes sont là pour vous aider, vous guider ; des associations, des collectifs, des coopératives et des petites entreprises œuvrent pour vous.

Le changement prend du temps. Poser régulièrement des petites pierres nous permettra d’atteindre notre objectif collectif pour vivre mieux ensemble, dans un monde plus sain, plus juste et donc plus beau. J’en suis profondément convaincue. Devenons des consomm’acteurs et ‘actrices… unis. Soyons tous des colibris 😊

Chacun de nous a une influence sur ce monde. Quand on en prend pleinement conscience, ça réveille, ça secoue mais c’est motivant et plein d’espoir !

Racontez-moi vos envies en matière de mode responsable. Avez-vous déjà commencé ? Y pensez-vous ? Partageons ici nos idées, des informations nouvelles et nos expériences pour avancer ensemble vers un « mode » de vie meilleur pour tous.

A bientôt sur Votre Image en Lumière

Who made my clothes - Fashion Revolution - mode ethique

 

Et si on commençait tout de suite à agir ? Oui, oui, là, maintenant. Allons révolutionner la mode !

Suivons le mouvement de la Fashion Revolution. Comment ? Chaque jour de la semaine, chacun est invité à choisir une pièce dans son dressing qu’il affectionne, à se prendre en photo avec l’étiquette apparente et à interpeller la marque en postant la photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag : #WhoMadeMyClothes. Voilà, c’est tout simple.

 

NOUS AVONS LE POUVOIR DE CHANGER LA MODE !

Je participe !

Campagne de Fashion Revolution pour savoir qui a fabriquer nos vêtements
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4 Comments
  1. Khady

    hello
    Waouh génial comme article… I’m so happy for reading you…
    Je suis une vraie adepte du moins cher (surtout Vintage)… Dc un peu trop de chiffons dans mon placard à tel point que je ne me retrouve pas parfois… je change plusieurs parfois avant de trouver un truc définitif a porter… bref je suis embrouillée de fois tellement que c’est full…
    Ce papier va bcp m’aider, a voir un peu clair dans mes achats/fringues.
    Merci pour cet éclairage
    j’attends impatiemment le prochain papier

    • Pascale

      Merci pour votre avis, Khady, et contente que mon article vous soit utile !
      Si vous avez envie de connaître les vêtements qui vous conviennent le mieux, vous pouvez faire mes tests colorimétriques que je mentionne un peu plus haut. Quand on connaît les couleurs qui nous flattent, on commet déjà moins d’erreurs.
      Même chose pour les coupes de vêtements : bien connaître sa morphologie est essentiel pour choisir des vêtements adaptés. Quant au style, il révèle votre personnalité : un travail complet sur vous, vos valeurs, vos atouts et votre mode de vie vous permettra de trouver votre style.
      J’en parlerai certainement dans de prochains articles.
      A bientôt !

  2. fabrice

    bonjour pascale,
    Ton article est intéressant, bien documenté et sonne tellement juste !
    Une nouvelle bonne résolution a partager ^^

    • Pascale

      Merci beaucoup, Fabrice ! Ça me fait très plaisir de te lire ici 🙂
      Oui, tu as raison, une résolution à partager sans modération !
      Ce sujet est passionnant et nous concerne vraiment tous. Il est au cœur de mon métier et il m’apparaît aujourd’hui évident et indispensable de l’inclure dans toute mon activité.
      A bientôt !

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